L'INCONNUE DU PORTRAIT
De Camille de Peretti
Camille de Peretti est une écrivaine française, qui a publié une dizaine de romans, explorant des domaines
littéraires différents : autofiction, romans historiques, biographies…
« L’inconnue du portrait » est un roman qui mêle histoire romancée, histoire de l’art et Histoire, autour d’un
tableau de Klimt, Portrait d'une dame, retouché par le peintre, volé, disparu et réapparu. Autour de ces faits
réels avec beaucoup de zones d’ombres, l’autrice a écrit ce qu’elle nomme une saga à suspense. On suit la vie
de plusieurs personnages, dont la vie est liée à ce tableau, à différentes époques (début du XXè siècle, krach
boursier de 1929, années 50 et contemporaines) et lieux (Vienne, Texas, New York & Italie).
Ce livre a été globalement apprécié pour le romanesque de la vie des personnages liée à des faits réels.
Il est défini comme une fresque, un roman foisonnant, invitant aux voyages dans le temps et l’espace
Certaines l’ont lu d’une traite, d’autres ont éprouvé le besoin de faire des pauses dans la lecture, car la mise en
place des divers personnages ne laisse pas deviner rapidement leurs liens et leur lien avec le tableau, (le
tableau lui même n’est évoqué qu’au chapitre 8).
Les lectrices ont été très intéressées par l’histoire du tableau mais se sont attachées aux personnages fictifs :
Martha, la jeune femme, abusée, rejetée et modèle de Klimt, Isidore le cireur de chasseurs qui devient un
industriel riche et épouse son amour de jeunesse, Pearl sa fille découverte et reconnue à la fin de sa vie.
Le livre propose, après un vrai suspense, une résolution (totalement inventée) de l’énigme du vol du tableau
en 1997, restitué au musée en 2019. Ce livre, sans le support de ce fait historique, serait plus fade.
Des réserves ont été exprimées :
- sur la difficulté de certaines de se retrouver dans ce livre, avec beaucoup de rebondissements,
- sur le côté trop romanesque,
- sur les débuts assez confus et une difficulté à relier les personnages.
La fin a été trouvée un peu trop synthétique, bâclée ? Rocambolesque avec des points non expliqués.
Mais, l’impression générale est celle d’un roman agréable à lire avec une écriture plaisante, une description
des différentes époques précise et crédible et une vraie originalité du sujet..
POST MORTEM
d'Olivier Tournut
Ce roman est un polar, un premier roman qui a reçu le prix du Quai des Orfèvres. L’intrigue se passe dans le domaine du trafic de tableaux réalisés par des faussaires.
Ceux-ci choisissent de reproduire des tableaux célèbres dont l’artiste a peint des séries, ou des tableaux perdus, volés, disparus… Géographiquement, l’action se passe à Paris, et permet ainsi une belle balade dans les rues et places de Paris.
Les participantes ont été choquées par la première scène de crime, particulièrement atroce ; certaines ont eu du mal à aller au-delà.
Globalement, nous avons aimé voir comment l’auteur mène l’enquête, avec une écriture très visuelle, et un double récit (celui du narrateur et celui de l’assassin).
Nous avons aussi appris comment déceler un faux.
Les lectrices du groupe de lectures partagées ont apprécié que l’enquête soit menée par deux femmes policières, mais regrettent que l’auteur leur donne des défauts souvent associés aux hommes (violence, alcool…) et ne développe pas leur psychologie.
Un débat s’instaure sur les différents auteurs de polars, anciens, ou modernes tels que : Mo Malo, Sonja Delzongle, Arnaldur Indridason, Camila Läckberg, Bernard Minier, Franck Thilliez, Elisabeth George, etc… Deux lectrices ont souligné l’excellente analyse psychologique des personnages dans les romans d’Elizabeth George (« anatomie d’un crime »). A signaler la parution récente de cette autrice : « une lente agonie ».

